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BGE 86 IV 209 Generato dall'IA

Defamation of Lawyer by Client

Numero d'incarto BGE 86 IV 209
Autorità giudiziaria
Giurisdizione Svizzera · Tribunale federale (TF / DTF) (CH)
Esito del giudizio Respinto (Dismissed)

Sintesi Legislator

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Defamation of Lawyer by Client The court addressed whether defamation (Art. 173 para. 1 SCC) is committed when an accused person makes dishonorable allegations or suspicions about another person to their own lawyer. The situation involved a defendant who raised defaming accusations in a letter to his counsel. The Federal Supreme Court confirmed its established jurisprudence that a "third party" for the purpose of defamation includes anyone who is neither the author nor the object of the defamatory statement, rejecting the argument that a lawyer-client relationship constitutes an exception. The court reasoned that while a client should be able to speak freely in confidence, this freedom is sufficiently protected by the broad application of good faith and justified motive defenses (Art. 173 para. 2 and 3 SCC), which allow for leniency concerning a client's allegations to their lawyer, especially when fulfilling a mandate. Excluding the lawyer from the definition of "third party" would unduly prejudice the legitimate interests of the defamed person, potentially leaving serious attacks on honor unpunished if the lawyer later uses the information and establishes their own good faith, leading the court to conclude that the lawyer is indeed a third party under the defamation statute.

Regesto Legislator

Ufficiale

Regeste Art. 173 Ziff. 1 StGB. Begriff des "andern". Wird der ehrverletzende Vorwurf dadurch, dass ihn der Beklagte gegenüber seinem Anwalt äussert, bei einem "andern" erhoben?

Parole chiave

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diffamazione gravi addebiti penali professioni giudiziarie obbligo legale d'informazione segreto professionale dell'avvocato allegazione motivata

Disposizioni normative citate

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Questioni giuridiche chiave estratte da Legislator

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Art. 173 Ziff. 1 StGB

The core issue discussed throughout the reasoning relates to whether the communication falls under this article concerning defamation, although the specific final disposition (orders) is missing in the provided text excerpt (only grounds and reasoning are shown, not the final ruling/dispositive). Since no final orders are present, this is excluded based on the negative rule, but I will check for procedural/cost articles in the missing dispositive through context.

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Sentenze successive che citano questa decisione (98)

RBOG.1996.Nr.26 (1996-10-25) · tg
Justified Complaint vs. Defamation
«…rundsätzlich jede Person, die nicht mit dem Täter oder dem Verletzten identisch ist, als "Dritter" gilt (BGE 96 IV 194, 86 IV 209), dass aber umgekehrt BGE 86 IV 210 etwas Raum für einen "confident néssecaire" offenlässt; im engsten Familienkreis un…»
P/6988/2025 (2025-09-15) · ge
Prosecutor's Refusal to Remedy Defamation Upheld Due to Time Bar
«…e considérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF [86 IV 209](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=86%20IV%20209)). **3.5.** La calomnie (art. 174 CP) est une fo…»
502 2025 60 (2025-05-19) · fr
Insurance Fraud Allegation Discontinuation Upheld
«…pe considérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF 86 IV 209 ; plus récemment arrêt TF 6B_12/2019 du 9 septembre 2019 consid. 4.3.3). Un supérieur hiérarchique ou l'autorité de sur…»
P/29506/2024 (2025-05-07) · ge
Prosecutor's Refusal to Prosecute Defamation and Privacy Claim Upheld
«…pe considéré comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF [86 IV 209](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=86%20IV%20209)). La jurisprudence a laissé indécise la questio…»
P/6439/2021 (2024-08-30) · ge
Public Prosecutor's Decision Not to Prosecute Defamation Upheld Due to Defensive Statements Under Privilege
«…pe considéré comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF [86 IV 209](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=86%20IV%20209)). La jurisprudence a laissé indécise la question…»
P/23793/2017 (2024-08-19) · ge
Assault and Violence Against Authority Upheld, Defamation Reduced to Insult on Appeal
«…- 12/29 - des propos qui portent atteinte à l'honneur, par exemple l'avocat de l'auteur, les magistrats (ATF 86 IV 209 et références citées ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_491/2013 du 4 février 2014 consid. 5.2.1) ou encore les enfants de…»
P/4795/2022 (2024-01-23) · ge
Therapist Defamation Acquittal Based on Good Faith in Divorce Reporting
«…p. cit., n. 15 ad art. 173 CP et les références citées). Le Tribunal fédéral applique largement la notion de tiers (ATF 86 IV 209). Par tiers, on entend une autre personne que l'auteur ou la victime de la diffamation. Le Tribunal fédéral soutient qu…»
P/12215/2023 (2024-01-16) · ge
Appellant v. Public Prosecutor (Duty of Assistance and Defamation)
«…nsidérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF 86 IV 209). 5.3. La calomnie (art. 174 CP) est une forme qualifiée de diffamation, dont elle se distingue par le fait…»
P/9185/2020 (2023-11-28) · ge
Conviction Upheld for Defamation Following Accusations Against Social Service Employees
«…ipe considéré comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF 86 IV 209). La jurisprudence a laissé indécise la question dite du "confident nécessaire" concernant la qualité de tiers des memb…»
P/14745/2021 (2023-10-13) · ge
Defamation via Digital Publication and Failure to Prove Truth
«…nsemble (ATF 128 IV 53 consid. 1a et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral applique largement la notion de tiers (ATF 86 IV 209). L'infraction de diffamation est intentionnelle. L'intention de l'auteur doit porter sur tous ses éléments constituti…»
P/14525/2018 (2023-09-25) · ge
Prosecutor's Decision to Dismiss Defamation Complaint Affirmed on Statute of Limitations and Legal Justification Grounds
«…e considérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF [86 IV 209](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=86%20IV%20209)). **4.4.** La calomnie (art. 174 CP) est une fo…»
502 2023 102 (2023-09-18) · fr
Public Prosecutor v. Appellee (Defamation/Slander Over Online Payment Dispute)
«…pe considérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF 86 IV 209 ; plus récemment arrêt TF 6B_12/2019 du 9 septembre 2019 consid. 4.3.3). 2.3. Quiconque utilise abusivement une inst…»
P/19304/2017 (2023-07-21) · ge
Appeal Against Classification of Fraud and Mismanagement Investigation
«…e considérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF [86 IV 209](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=86%20IV%20209)). **8.2.** La calomnie (art. 174 CP) est une fo…»
P/6288/2023 (2023-07-12) · ge
Appellant v. Public Prosecutor (Defamation, False Accusation)
«…e autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur, par exemple un avocat ou un magistrat (ATF 86 IV 209). 6.4. La calomnie (art. 174 CP) est une forme qualifiée de diffamation, dont elle se distingue par le fait que les al…»
502 2023 109 (2023-07-04) · fr
Defamation Complaint Against Editor Regarding Refusal to Publish Reader Letter
«…pe considérée comme tiers toute personne autre que l'auteur et l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur (ATF 86 IV 209 ; plus récemment arrêt TF 6B_12/2019 du 9 septembre 2019 consid. 4.3.3). 2.3. En l’espèce, le courrier litigieux e…»

Testo completo

Urteilskopf

86 IV 209

54. Extrait de l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 14 octobre 1960 dans la cause Emery contre Morard et Ministère public du canton du Valais.

Regeste

Art. 173 Ziff. 1 StGB.

Begriff des "andern".

Wird der ehrverletzende Vorwurf dadurch, dass ihn der Beklagte gegenüber seinem Anwalt äussert, bei einem "andern" erhoben?

Erwägungen ab Seite 209

BGE 86 IV 209 S. 209

Diffame au sens de l'art. 173 ch. 1 CP quiconque émet sur une personne, en s'adressant à un tiers, des accusations ou des soupçons déshonorants. Le recourant soutient qu'il ne s'est pas adressé à un tiers en écrivant à son avocat le 27 septembre 1957 et qu'en conséquence, sa lettre de ce jour ne tombe pas sous le coup de l'art. 173 ch. 1 CP.

Le Tribunal fédéral entend par tiers toute personne qui n'est ni l'auteur ni l'objet des propos qui portent atteinte à l'honneur. Jusqu'à présent, il n'a jamais admis d'exception à ce principe. C'est ainsi qu'il a considéré

BGE 86 IV 209 S. 210

comme des tiers les magistrats (RO 69 IV 116; cf. 86 IV 75; arrêts Giron du 4 février 1944; Wild du 4 janvier 1946; Bossy du 12 novembre 1948; Schläpfer du 20 février 1959 et Karli du 15 mai 1959), un agent de police (arrêt Martano 30 juin 1944), l'avocat du lésé (arrêt Klagsbrunn du 12 mai 1944), le supérieur hiérarchique de l'accusé (arrêt Pianzola du 20 janvier 1950), ceux qui travaillent avec lui (arrêt Schütz du 10 juillet 1946), son conjoint qui vit séparément (arrêt Eggenschwiler du 23 novembre 1945) et même son père, du moins dans certaines circonstances (arrêt Traumann du 10 octobre 1953). Dans son arrêt Kollbrunner, du 11 juillet 1957, en particulier, la cour de céans, sans trancher la question, a examiné s'il n'y a pas lieu d'exclure du cercle des tiers ceux qu'on appelle les confidents nécessaires, notamment les proches et les détenteurs de secrets de fonctions (cf. art. 321 CP). Quoi qu'il en soit, il ne se justifie pas de déroger à la règle en déniant à l'avocat la qualité de tiers par rapport à son client.

Les intérêts de ce dernier ne l'exigent pas. Certes, il convient de lui laisser la faculté de s'exprimer le plus librement possible en présence de son avocat. L'individu qui est l'objet d'une poursuite pénale ou qui souffre de difficultés familiales ou financières doit pouvoir s'épancher dans le cabinet de son mandataire. L'administration de la justice n'a d'ailleurs qu'à y gagner. Il est cependant raisonnable de demander au client de s'en tenir à des assertions qui se rapportent d'une manière ou d'une autre à son affaire et ne sont pas absolument dénuées de fondement. Or, à condition de respecter ces limites, le client échappera aux sanctions prévues par l'art. 173 ch. 1 CP. D'abord, s'il ne soulève que des questions liées à la mission de l'avocat, il pourra se prévaloir d'un motif suffisant au sens de l'art. 173 ch. 3 CP et administrer les preuves libératoires énoncées à l'art 173 ch. 2 CP. De plus, il lui suffira d'invoquer certains indices à l'appui de ses déclarations pour établir sa bonne foi conformément à l'art. 173 ch. 2 CP et obtenir son acquittement. En l'occurrence,

BGE 86 IV 209 S. 211

il importera en effet d'appliquer cette disposition en tenant compte des relations particulières de l'avocat et de son client. On n'attendra pas de ce dernier qu'il ait vérifié toutes ses assertions de façon approfondie. Au contraire, de même que "dans l'examen de la bonne foi, le juge se montrera particulièrement large s'il s'agit d'actes commis au cours d'une procédure" (RO 86 IV 75), il fera preuve de souplesse en ce qui concerne les allégations d'un client à son avocat. En somme, ce n'est que s'il par le sans raison que le client encourra une peine. Or ce résultat n'a rien de choquant.

Il s'impose même, eu égard aux intérêts légitimes du lésé. En effet, si l'avocat n'est pas considéré comme un tiers par rapport à son client, de graves atteintes à l'honneur ne pourront être réprimées. L'avocat n'est pas un confident comparable en tous points à l'ecclésiastique et au médecin. Alors que ceux-ci doivent garder secrètes les déclarations dont ils sont les dépositaires, l'avocat, au contraire, est obligé d'utiliser dans l'exercice de son mandat, du moins partiellement, les renseignements de son client. Or, si préjudiciable soit-elle à ceux qui en sont victimes, cette diffusion restera parfois impunie. Tel sera le cas, notamment, si, recevable à prouver sa bonne foi, l'avocat parvient à faire cette preuve selon l'art. 173 ch. 2 et 3 CP et si, en outre, le client se soustrait à toute responsabilité pénale en établissant, par exemple, qu'il n'avait pas à compter avec les démarches de son mandataire. Il ne serait guère admissible que les propos tenus par le client à l'avocat échappent, eux aussi, à toute sanction, ce qui se produirait, supposé que l'avocat ne soit pas considéré comme un tiers par rapport à son client.

En conclusion, non seulement les intérêts du client ne commandent pas d'exclure l'avocat du cercle des tiers visés par l'art. 173 ch. 1 CP, mais les intérêts du lésé s'y opposent. Dès lors, il ne se justifie pas de faire, eu égard à l'avocat, une réserve au principe qui fait rentrer au nombre des tiers au sens de cette disposition toute personne

BGE 86 IV 209 S. 212

qui n'est ni l'auteur, ni l'objet de l'atteinte à l'honneur incriminée. Le moyen du recourant est donc mal fondé.