Legislator Giurisprudenza & Legislazione
BGE 120 IV 361 Generato dall'IA

Swiss Federal Supreme Court Upholds Conviction for Falsification of Documents by Bank Employee

Numero d'incarto BGE 120 IV 361
Autorità giudiziaria
Giurisdizione Svizzera · Tribunale federale (TF / DTF) (CH)
Esito del giudizio Respinto (Dismissed)

Sintesi Legislator

Generato dall'IA

Swiss Federal Supreme Court Upholds Conviction for Falsification of Documents by Bank Employee A bank employee in a managing position, entrusted with asset management for clients, was convicted of qualified breach of trust, fraud, and falsification of documents for sending clients letters with fictitious account positions to conceal losses and unauthorized debits from their accounts. The Swiss Federal Supreme Court upheld the conviction for falsification of documents (Art. 251 SCC) because the employee, acting as an asset manager, had a guarantor-like position, and the letters establishing the false account statuses had an elevated probative value due to the nature of the mandate, the clients' inability to verify the information, and the special trust generally placed in bank activities, thus meeting the criteria for "intellectual falsification" of a document, a fraudulent act committed to prevent the discovery of his prior offenses and secure an illegal advantage.

Regesto Legislator

Ufficiale

Regeste Art. 251 StGB: Falschbeurkundung. Wer als leitender Angestellter einer Bank die garantenähnliche Stellung eines Vermögensverwalters hat und in dieser Eigenschaft einem Bankkunden brieflich falsche Angaben über den Stand seines Kontos macht, begeht eine Falschbeurkundung (E. 2).

Parole chiave

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documenti bancari forza probatoria truffa rottura del rapporto di fiducia trust violazione del mandato

Disposizioni normative citate

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Giurisprudenza citata

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Questioni giuridiche chiave estratte da Legislator

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Art. 66 al. 1 LTF

Applied because the appeal was dismissed, leading to the imposition of court costs.

Art. 251 StGB

This provision defines the offence of forgery of documents, which the Federal Tribunal upheld as correctly applied to the facts regarding the false account statements.

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Sentenze successive che citano questa decisione (149)

RR.2025.172 (2026-02-11)
Switzerland v. German Extradition Applicant (Fraud, Theft, Forgery)
«…permis de séjour (arrêt du Tribunal fédéral SK.2010.25 du 8 avril 2011), l’entrave à la découverte de délits (ATF 120 IV 361 consid. 2d) ou l’économie de fastidieuses démarches administratives (ATF 128 IV 265 consid. 2.2). 6.6.2 En l’occ…»
6B_973/2023 (2025-12-04)
Swiss Supreme Court on criminal liability of a FIFA secretary-general convicted for passive/active private corruption and intellectual forgery in falsified company balance sheets.
«…ctuelle de ces fonds, de façon à éviter la découverte d'une infraction, ce qui constitue un avantage illicite (cf. [ATF 120 IV 361](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
P/12799/2018 (2025-06-06) · ge
Forgery and False Accusation in Investment Dispute
«…compléter des preuves ou encore à éviter une dénonciation, c'est-à-dire échapper à la découverte d'une infraction (ATF [120 IV 361](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=120%20IV%20361) consid. 2d ; arrêt du Tribunal fédéral [6B\_441…»
6B_1265/2023 (2025-04-07)
«…quant des positions fictives considérées comme des faux intellectuels dans les titres par le Tribunal fédéral (cf. [ATF 120 IV 361](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
6B_683/2024 (2025-03-31)
«…tage la prolongation d'un permis de séjour (TPF SK.2010.25 du 8 avril 2011), l'entrave à la découverte de délits ( [ATF 120 IV 361](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
P/22663/2017 (2025-01-16) · ge
Administrator Convicted of Forgery and Fraud in Client Deception Case
«…l'impossibilité de vérification et de la confiance particulière attachée aux activités commerciales des banque (cf. ATF 120 IV 361). En revanche, des relevés de compte établis automatiquement et sans signature par un gérant de fortune ou une société…»
7B_139/2023 (2024-06-25)
«…à la vérité. La véracité du contenu d'un titre est une question de fait qui relève de l'appréciation des preuves ( ATF 120 IV 361 consid. 2a; arrêts 6S.99/2003 du 26 mai 2003 consid. 3.1; 6S.441/1999 du 3 mars 2000 consid. 2b; 6S.525/1995 du 6 octo…»
SB230033 (2024-02-27) · zh
Document Forgery and Financial Mismanagement Conviction
«…te. Entsprechend handelte er sowohl in Täuschungs- als auch in Vorteilsabsicht (vgl. auch BGE 118 IV 254 E. 5 sowie BGE 120 IV 361 E. 2d, wonach die unrechtmässige Vorteilsabsicht – trotz der Straflosigkeit der Selbstbegünstigung – auch bspw. im Abwe…»
P/3755/2016 (2023-12-19) · ge
Breach of Trust, Mismanagement, and Forgery in Construction Contracts Appeal
«…e.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=119%20IV%2054) consid. 2d/dd [architecte en charge de vérifier les factures] ; 120 IV 361 consid. 2c [organe dirigeant d'une succursale bancaire] ; pour d'autres exemples cf. ATF [125 IV 273](https://justice.g…»
P/12553/2015 (2023-12-18) · ge
Forgery Convictions Upheld in Sham Arbitration Case
«…re dont jouissent les banques, lesquelles sont soumises à une législation spéciale et à des contrôles spécifiques (ATF [120 IV 361](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=120%20IV%20361) consid. 2c). Toutefois, le seul fait que le doc…»
SST.2023.43 (2023-11-15) · ag
Commercial Fraud and Document Forgery Conviction Affirmed
«…rauensstellung des Ausstellers gegenüber dem Adressaten einer Urkunde ergeben (sog. garantenähnliche Stellung, vgl. BGE 120 IV 361 E. 2c). 3.3.2. Die Beschuldigte erfasste die fiktiven Arbeitsstunden in einem Online-Tool und visierte diese digital.…»
DG230059 (2023-11-08) · zh
Commercial Fraud and Forgery Conviction with Ponzi Scheme Allegations
«…n, der Falschbeurkundung schuldig (Ur- teil des Bundesgerichtes 6B_936/2019 vom 20. Mai 2020 E. 5.4 mit Verweis auf BGE 120 IV 361 E. 2c). Hier liegen die Verhältnisse nicht anders, selbst wenn der Beschuldigte kein Bankangestellter, sondern gleichsa…»
453----------- (2023-06-14) · vd
Appeal Against Dismissal of Theft and Forgery Charges in Financial Misconduct Case
«…ère dont jouissent les banques, lesquelles sont soumises à une législation spéciale et à des contrôles spécifiques (ATF 120 IV 361 consid. 2c). Toutefois, le seul fait que le document mentionne ou soit matériellement rédigé par une personne qui jouit…»
P/12914/2013 (2023-04-04) · ge
Foreign Public Bribery and Forgery Convictions Upheld in Mining Concession Case
«…er à la découverte d'une infraction, en faciliter la commission, ou encore empêcher l'identification de son auteur (ATF 120 IV 361 consid. 2d ; 118 IV 260 consid. 5 ; 101 IV 205 consid. 6 ; arrêt du Tribunal fédéral 6B_441/2016 du 29 mars 2017 consid…»
240----------- (2023-03-31) · vd
Financing Company Appeal Rejection: Simulated Lease Contracts Not Forgery or Immediate Fraud
«…ère dont jouissent les banques, lesquelles sont soumises à une législation spéciale et à des contrôles spécifiques (ATF 120 IV 361 consid. 2c). Toutefois, le seul fait que le document mentionne ou soit matériellement rédigé par une personne qui jouit…»

Testo completo

Urteilskopf

120 IV 361

60. Extrait de l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 15 novembre 1994 en la cause P. contre Procureur général du canton de Genève (pourvoi en nullité)

Regeste

Art. 251 StGB: Falschbeurkundung.

Wer als leitender Angestellter einer Bank die garantenähnliche Stellung eines Vermögensverwalters hat und in dieser Eigenschaft einem Bankkunden brieflich falsche Angaben über den Stand seines Kontos macht, begeht eine Falschbeurkundung (E. 2).

Sachverhalt ab Seite 361

BGE 120 IV 361 S. 361

La Cour correctionnelle (avec jury) du canton de Genève a condamné P. à une peine de 3 ans et demi de réclusion pour abus de confiance qualifié, escroquerie et faux dans les titres.

Les faits retenus à la charge du condamné sont en bref les suivants:

P. a été engagé par la succursale genevoise d'une banque afin de collaborer aux activités de gestion de fortune. Il s'est spécialisé dans la gestion des fonds déposés par des clients grecs qui représentaient la majorité des déposants. Une demi-douzaine de personnes étaient employées dans cette succursale.

BGE 120 IV 361 S. 362

Il a commis une escroquerie par des irrégularités dans la gestion d'un premier compte (acte de nantissement falsifié, débits injustifiés).

P. a aussi commis une série d'abus de confiance en débitant à de très nombreuses reprises divers comptes, dont la gestion lui avait été confiée, notamment au bénéfice d'autres comptes qui avaient préalablement fait l'objet de semblables prélèvements.

Enfin, l'accusé s'est rendu coupable d'une série de faux dans les titres en indiquant, dans des lettres aux clients de la banque victimes des abus de confiance précités, des positions de comptes fictifs afin de leur présenter une situation plus favorable qu'elle n'était en réalité et de leur dissimuler ainsi les pertes subies du fait d'opérations malheureuses et du fait des opérations constitutives de ces abus de confiance.

La Cour de cassation du canton de Genève a rejeté le recours de P. Celui-ci se pourvoit en nullité au Tribunal fédéral.

Le Tribunal fédéral rejette le pourvoi dans la mesure où il est recevable.

Erwägungen

Considérant en droit:

2. Quant au faux dans les titres, d'après le recourant cette infraction aurait été retenue à tort, car les lettres adressées aux clients n'étaient pas mensongères dans la mesure où elles reflétaient les droits du client envers la banque (compte non tenu des pertes de change réputées illicites et des débits irréguliers).

a) L'art. 251 CP prévoit notamment que sont réputés titres tous écrits destinés ou propres à prouver un fait ayant une portée juridique. L'aptitude à servir de preuve résulte de la loi ou des usages commerciaux (ATF 116 IV 52 consid. 2a).

Un fait est constaté faussement lorsqu'il ne correspond pas à la vérité. La véracité du contenu d'un titre est une question de fait (ATF 102 IV 191 consid. 3). Ici, il a été retenu, sans arbitraire (selon les considérants de l'arrêt consécutif au recours de droit public), que le fait constaté dans les lettres incriminées était faux.

b) Le législateur a voulu réprimer aussi bien la falsification d'un document que l'établissement d'un écrit constatant un fait faux (faux intellectuel). D'après la jurisprudence, l'art. 251 CP doit être interprété restrictivement en matière de faux intellectuel (ATF 117 IV 35 consid. 1). Par opposition au simple mensonge écrit, la fausse constatation est réprimée lorsqu'une garantie objective s'attache au document, en raison par exemple de la qualité de celui qui l'établit

BGE 120 IV 361 S. 363

(fonctionnaire, etc.) ou de la valeur que la loi attribue à cet écrit (art. 958 CO relatif au bilan). De simples faits découlant de l'expérience générale de la vie, tels que la confiance qu'inspire habituellement une allégation défavorable à celui qui l'énonce, ne suffisent pas. Peu importe que, dans la vie des affaires, on s'attende généralement à ce que de telles allégations soient exactes (ATF 120 IV 122 consid. 4c p. 127, ATF 117 IV 35 consid. 1d).

Ainsi, l'établissement d'une facture de garage pour des travaux qui n'avaient pas été effectués et aussi l'établissement de rapports de régie - rapports journaliers - mensongers, n'ont pas été considérés comme des faux dans les titres (ATF 117 IV 35, 165). De même, l'art. 251 CP a été jugé inapplicable à un décompte de salaire dont le contenu était inexact et à un contrat de vente dont certains éléments étaient faux (ATF 118 IV 363, ATF 120 IV 25); dans ces cas, aucune disposition particulière ne conférait à ces écrits une force probante accrue.

Au contraire, ont été considérés comme des faux dans les titres une feuille de maladie, mensongère, établie par un médecin et une approbation écrite inexacte émanant d'un architecte chargé de vérifier des factures (ATF 117 IV 165 consid. 2c, ATF 119 IV 54 consid. 2c/dd). De tels écrits sont l'oeuvre de professionnels bénéficiant d'une confiance particulière, raison pour laquelle une vérification n'est en principe pas nécessaire. Commet également un faux dans les titres le grossiste qui écoule de la viande d'antilope sous l'appellation de gibier européen; en effet, il est tenu par la loi de désigner correctement la marchandise, obligation qui le place dans une situation analogue à celle d'un garant, lequel doit, dans son cas, protéger le consommateur contre les tromperies (ATF 119 IV 289 consid. 4). Se rend encore coupable de faux intellectuel dans les titres celui qui crée un prospectus facultatif d'émission, dont le contenu est inexact, lors d'une augmentation de capital selon la procédure de la fondation simultanée d'une société anonyme; ce prospectus publicitaire invite des tiers à souscrire des actions et les souscripteurs doivent pouvoir se fier aux indications qu'il contient, car ils ne sont pas en mesure de les vérifier (ATF 120 IV 122 consid. 4d). Le procès-verbal d'une assemblée générale, dont le contenu est mensonger, tombe sous l'empire de l'art. 251 CP dans la mesure où cette pièce sert de document justificatif pour une inscription au registre du commerce (ATF 120 IV 199 consid. 3c p. 204).

c) En l'espèce, le recourant était un organe dirigeant d'une succursale bancaire. Il a adressé à des clients des lettres indiquant des positions

BGE 120 IV 361 S. 364

fictives de leurs comptes. Il avait reconnu que ces lettres devaient rassurer les destinataires, éviter un retrait, les conduire à investir davantage et à amener de nouveaux déposants. Ces écrits devaient servir de preuve pour l'état de ces comptes. L'accusé était chargé d'exécuter un mandat de gestion de fortune. Les clients n'avaient pas connaissance des opérations de gestion; ils n'étaient pas à même de vérifier l'état de leur compte.

Dans ces circonstances, on doit admettre que le recourant était placé dans une position analogue à celle d'un garant. Il devait exécuter son mandat dans l'intérêt des déposants. Ses attestations revêtaient une force probante accrue vu la nature du mandat, l'impossibilité de vérification et la confiance particulière attachée aux activités commerciales des banques (soumises à une législation et à des contrôles spécifiques, employant du personnel en général très qualifié, à la réputation sans tache, qui doit respecter le secret bancaire; voir ATF 102 IV 191 consid. 3). Certes, cela ne signifie pas que n'importe quel relevé bancaire dont le contenu est inexact tombe sous l'empire de l'art. 251 CP; encore faut-il qu'il présente des caractéristiques du type de celles qui ont été relevées ici.

d) L'autorité cantonale a constaté que la volonté du recourant était d'éviter une dénonciation, donc la découverte de la commission d'une infraction. Par conséquent elle n'a pas non plus violé le droit fédéral - et le condamné ne paraît pas faire valoir une telle violation - en admettant que le dessein de se procurer, ou de procurer à un tiers, un avantage illicite au sens de l'art. 251 ch. 1 CP était réalisé (ATF 118 IV 254 consid. 5).