Legislator Giurisprudenza & Legislazione
BGE 142 III 234 Generato dall'IA

Bank Debt Collection and Legally Appointed Administrator of Hotel Residence

Numero d'incarto BGE 142 III 234
Autorità giudiziaria
Giurisdizione Svizzera · Tribunale federale (TF / DTF) (CH)
Esito del giudizio Accolto (Allowed)

Sintesi Legislator

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A bank initiated foreclosure proceedings for real estate assets against a debtor company and its administrator after demanding repayment of loans. The debtor company managed furnished apartments and residences rented short-term. An order from the Geneva Debt Enforcement Office imposed legal management on the company's properties and transferred management to another entity, which later declined the role due to the complexity arising from the short-term rental model. This led to a series of legal complaints and appeals from the debtor company and its affiliates, seeking to cancel the order and argue that legal management was unfeasible due to the nature of the business. After a pause in proceedings to try reaching a settlement, the bank requested the reinstatement of legal management when negotiations failed. The supervisory chamber eventually annulled the debt enforcement office's decision, but the case was further appealed to the Swiss Federal Tribunal.

Regesto Legislator

Ufficiale

Regeste Art. 17 Abs. 2 und Art. 20a Abs. 2 Ziff. 3 SchKG; Beschwerdeverfahren, Zulässigkeit neuer Begehren vor der Aufsichtsbehörde. Von Bundesrechts wegen sind neue Anträge, die vor der Aufsichtsbehörde nach Ablauf der Beschwerdefrist gestellt werden, grundsätzlich unzulässig (E. 2.2).

Parole chiave

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incasso diritto bancario curatore del fallimento amministrazione immobiliare ricorso all'autorità di vigilanza autorità con potere di nomina

Disposizioni normative citate

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Giurisprudenza citata

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Questioni giuridiche chiave estratte da Legislator

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Art. 95 let. a LTF

Cited as the basis for finding a violation of federal law because the lower court ruled ultra petita.

Art. 17 Abs. 2 SchKG

Mentioned implicitly as the provision establishing the peremptory nature of the appeal deadline, which would be violated by late new requests.

Art. 20a Abs. 2 Ziff. 3 SchKG

Cited in the dispositive context regarding the supervisory authority being bound by the parties' conclusions.

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Sentenze successive che citano questa decisione (170)

5A_683/2025 (2026-06-18)
Violation of the right to be heard through premature dismissal of a debt collection complaint before expiration of the ten-day reply period
«…ng des Rechts auf Replik - welches auch im Beschwerdeverfahren gemäss Art. 17 SchKG vor der Aufsichtsbehörde gilt ([BGE 142 III 234](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
A/358/2025 (2025-11-07) · ge
Debtor's Challenge to Bankruptcy Auction Dismissed
«…ens en cours de procédure n'est pas admise dans le cadre de l'examen d'une plainte au sens de l'article 17 LP (ATF 142 III 234 consid. 2.2; 126 III 30 consid. 1b; 114 III 5 consid. 3, JdT 1990 II 80; arrêt du Tribunal fédéral 5A_237/201…»
A/1382/2025 (2025-10-16) · ge
Complaint Against Debt Enforcement for Support Arrears Deemed Inadmissible Due to Lack of Jurisdiction and Insufficient Evidence Regarding Vital Minimum Infringement
«…x moyens en cours de procédure n'est pas admise dans le cadre de l'examen d'une plainte au sens de l'article 17 LP (ATF 142 III 234 consid. 2.2; 126 III 30 consid. 1b; 114 III 5 consid. 3, JdT 1990 II 80; arrêt du Tribunal fédéral 5A_237/2012 du 10 se…»
A/2025/2025 (2025-10-16) · ge
Appeal Against Expired Wage Garnishment Dismissed
«…'autorité de surveillance de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (ATF [142 III 234](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=142%20III%20234) consid. 2.2; [126 III 30](https://justice.ge.c…»
A/1356/2025 (2025-09-25) · ge
Complaint Against Enforcement Office Decision Dismissed for Inadmissibility and Lack of Jurisdiction Over Substantive Dispute
«…x moyens en cours de procédure n'est pas admise dans le cadre de l'examen d'une plainte au sens de l'article 17 LP (ATF 142 III 234 consid. 2.2; 126 III 30 consid. 1b; 114 III 5 consid. 3, A/1356/2025-CS…»
A/733/2025 (2025-09-25) · ge
Inadmissibility of Supervisory Complaint Regarding Estate Inventory Communication
«…moyens en cours de procédure n'est pas admise dans le cadre de l'examen d'une plainte au sens de l'article 17 LP (ATF [142 III 234](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=142%20III%20234) consid. 2.2; [126 III 30](https://justice.ge.c…»
105 2025 87 (2025-09-22) · fr
Debtor's Challenge to Wage Garnishment Based on Insufficient Living Standard Rejected Due to Lack of Cooperation
«…l'autorité de surveillance de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (ATF 142 III 234 consid. 2.2; 126 III 30 consid. 1b; 114 III 5 consid. 3, JdT 1990 II 80). 2. Le plaignant reproche à l’Office d’avoir…»
ASSLP.2025.4 (2025-09-16) · ne
Co-owner Property Dissolution Upheld to Satisfy Creditors
«…re des délais prévus aux articles 17 al. 1 et 18 al. 1 LP (cf. arrêt du TF du 01.05.2024 [5A\_117/2024] cons. 4.1 ; ATF 142 III 234 cons. 2.2). Dans le cas d’espèce, en renonçant sciemment à évoquer ne serait-ce que dans les grandes lignes les argume…»
A/1427/2025 (2025-09-09) · ge
Complaint Against Enforcement Office Regarding Decade-Old Seizure Ruled Inadmissible
«…A/1427/2025-CS - 4/5 - que ce qu'elle demande (ATF 142 III 234 consid. 2.2; 126 III 30 consid. 1b; 114 III 5 consid. 3, JdT 1990 II 80; arrêt du Tribunal fédéral 5A_237/2012 du…»
101 2025 96 (2025-08-06) · fr
Mother v. Father: Child Support, Arrears, and Marital Property Liquidation Appeal
«…peut servir à remédier à la négligence d'une partie en lui permettant d'améliorer son mémoire déposé dans le délai (ATF 142 III 234 consid. 2.2). Au vu de ce qui précède, l'appel au fond est irrecevable en lien avec les arriérés de contributions d'ent…»
A/3764/2024 (2025-07-18) · ge
Creditors' Meeting Challenges and Conflict of Interest in Bankruptcy
«…du conflit d'intérêts sont différents. Même si la question de la recevabilité d'un grief aussi peu motivé se pose (ATF [142 III 234](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=142%20III%20234) consid. 2.2; [126 III 30](https://justice.ge.c…»
A/206/2025 (2025-06-26) · ge
Enforcement Challenge Barred by Late Filing Despite Invalid Initial Service
«…ens en cours de procédure n'est pas admise dans le cadre de l'examen d'une plainte au sens de l'article 17 LP (ATF 142 III 234 consid. 2.2; 126 III 30 consid. 1b; 114 III 5 consid. 3, JdT 1990 II 80; arrêt du Tribunal fédéral 5A_237/201…»
A/3655/2024 (2025-06-26) · ge
LLC Lacks Standing to Challenge Seizure of Disowned Vehicle
«…'autorité de surveillance de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (ATF [142 III 234](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=142%20III%20234) consid. 2.2; [126 III 30](https://justice.ge.c…»
A/273/2025 (2025-06-12) · ge
Debt Enforcement Objection Untimely Filed
«…'autorité de surveillance de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (ATF [142 III 234](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=142%20III%20234) consid. 2.2; [126 III 30](https://justice.ge.c…»
A/2911/2024 (2025-06-12) · ge
Creditor Challenge to Remittance of Recovered Statutory Interest to Bankruptcy Estate
«…orité de surveillance de comprendre les griefs soulevés par la partie plaignante ainsi que ce qu'elle demande (ATF [142 III 234](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=142%20III%20234) consid. 2.2; [126 III 30](https://justice.ge.c…»

Testo completo

Urteilskopf

142 III 234

32. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour de droit civil dans la cause Banque A. SA contre B. SA et consorts (recours en matière civile)

5A_326/2015 du 14 janvier 2016

Regeste

Art. 17 Abs. 2 und Art. 20a Abs. 2 Ziff. 3 SchKG ; Beschwerdeverfahren, Zulässigkeit neuer Begehren vor der Aufsichtsbehörde.

Von Bundesrechts wegen sind neue Anträge, die vor der Aufsichtsbehörde nach Ablauf der Beschwerdefrist gestellt werden, grundsätzlich unzulässig (E. 2.2).

Sachverhalt ab Seite 235

BGE 142 III 234 S. 235

B. SA gère les immeubles appartenant à C. SA, qui sont des appartements et résidences meublés, loués pour des courtes périodes; D. est l'administrateur des deux sociétés.

La Banque A. SA a dénoncé au remboursement des crédits accordés à D. et à C. SA; elle a introduit par la suite des poursuites en réalisation de gage immobilier à l'encontre de C. SA et de D., qui ont été frappées d'opposition.

Par décision du 7 avril 2014, l'Office des poursuites de Genève a ordonné la gérance légale des immeubles de C. SA et imparti à B. SA un délai au 17 avril suivant pour transférer la gestion des immeubles à E. SA.

Par plaintes déposées le 16 avril 2014, B. SA, C. SA et D. ont contesté cette décision. Ils ont conclu à son annulation et à ce que la gérance légale soit confiée à E. SA depuis le 1 er août 2014; dans l'intervalle, B. SA organisera le transfert à celle-ci des informations en sa possession et, dès le 1 er mai 2014, versera les loyers à l'Office, sous déduction de ses honoraires et des charges locatives.

Par courrier du 23 mai 2014 adressé à l'Office, E. SA a exposé qu'elle n'était pas en mesure d'assumer ce mandat; lors d'une réunion avec C. SA, elle s'était rendu compte de la complexité du dossier, qui était due au fait que C. SA "officie en tant que résidence hôtelière, avec des réservations au jour, à la semaine, au mois", en sorte qu'elle ne pouvait assumer en l'état la gérance des immeubles, mais proposait néanmoins d'agir en qualité de "tuteur" de C. SA.

Dans ses déterminations du 3 juin 2014, l'Office a relevé que, selon les indications ressortant du courrier précité, les appartements et parkings étaient gérés en "résidence hôtelière", avec de nombreux contrats de courte durée, sous réserve de quatre arcades commerciales qui font l'objet de baux selon les art. 253 ss CO . Les biens immobiliers litigieux pourraient être remis en location avec des

BGE 142 III 234 S. 236

contrats de bail de longue durée, mais un tel changement d'affectation prendrait du temps et ferait perdre de l'argent tant au propriétaire qu'à la créancière; par ailleurs, il n'est pas acquis qu'une modification d'affectation puisse être imposée au débiteur. A défaut d'accord du propriétaire, force est d'admettre que la gérance légale n'est pas possible, compte tenu de la "composante hôtelière" que présentent les contrats conclus par les plaignants avec leurs clients. B. SA et C. SA se sont ralliées à l'avis de l'Office; afin de trouver une solution, elles ont toutefois proposé que celle-là continue de gérer les immeubles, établisse une comptabilité mensuelle pour que le solde des encaissements et décaissements soit versé chaque mois à la créancière ou à l'Office.

A l'audience du 16 juin 2014, la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites du canton de Genève a informé les parties sur les recherches qu'elle avait entreprises pour trouver une régie disposée à assumer la gérance légale. Au terme de cette audience, les parties sont convenues de "suspendre" la gérance légale en vue de mettre en place un système de contrôle des sommes encaissées et dépensées par B. SA/C. SA.

Par courrier du 6 février 2015, la poursuivante a sollicité la reprise de la gérance légale, exposant que les démarches transactionnelles n'avaient pas abouti. Par ordonnance du 10 février 2015, la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites du canton de Genève a réinstauré la gérance légale "avec effet immédiat". Lors de l'audience du 24 février 2015, elle a informé les parties que la société F. SA n'était plus disposée à reprendre le mandat et les a invitées à se déterminer sur le principe du maintien de la gérance légale et son exécution.

Dans leurs déterminations du 10 mars 2015, les plaignants, constatant l'impossibilité de trouver une régie capable de reprendre le mandat de gérance légale et se référant à l'avis de l'Office du 3 juin 2014, ont conclu à ce qu'il soit dit que la gérance légale n'est pas possible pour des immeubles exploités en résidence hôtelière, à ce que la décision de l'Office du 7 avril 2014 soit annulée et à ce que le dossier soit renvoyé à celui-ci pour nouvelle décision. Dans ses déterminations du 11 mars 2015, la poursuivante a conclu au rejet de la plainte, à la confirmation de la décision de l'Office du 7 avril 2014 et au maintien de la gérance légale; au plan formel, elle a contesté la recevabilité des conclusions nouvelles formulées par les plaignants.

BGE 142 III 234 S. 237

Par décision du 2 avril 2015, la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites du canton de Genève a admis les plaintes, annulé la décision de l'Office du 7 avril 2014 et dit que les poursuites en cause ne peuvent donner lieu à une gérance légale.

Le Tribunal fédéral a admis le recours en matière civile de la poursuivante et réformé la décision attaquée en ce sens que la gérance légale est maintenue.

(résumé)

Erwägungen

Extrait des considérants:

2. La recourante se plaint au premier chef d'une application arbitraire du droit cantonal et d'une violation de l' art. 17 LP ; en bref, elle fait valoir que les intimés ne se sont jamais opposés à la gérance légale dans le délai de plainte, en sorte que cette mesure ne peut plus être discutée par le biais de conclusions nouvelles.

2.1 En l'espèce, la juridiction précédente a expressément constaté que les plaignants n'avaient pas remis en question le principe de la gérance légale des immeubles, mais qu'ils étaient néanmoins admis à modifier leurs conclusions initiales, dès lors qu'un délai leur avait été fixé pour se prononcer sur le maintien de ladite mesure, "compte tenu des faits nouveaux ressortant du courrier du 23 mai 2014 de E. SA et de la nouvelle position de l'Office".

2.2 L'avis de l'autorité précédente ne peut être suivi. Comme le relève pertinemment la recourante, les faits qui ressortent du courrier de E. SA ne sauraient être qualifiés de "nouveaux" pour les intimés, qui connaissaient évidemment la nature des immeubles concernés; il est à cet égard révélateur que, dans leurs déterminations du 4 juin 2014, les intéressés affirment que les "explications/constatations" de E. SA "confirment et valident les explications contenues dans la plainte", en d'autres termes n'apportent pas d'éléments supplémentaires. Certes, le droit de répliquer - valable aussi dans la procédure de plainte LP (arrêt 5A_779/2010 du 1 er avril 2010 consid. 2.2) - imposait aux magistrats précédents de communiquer le courrier précité et les observations de l'Office aux intimés (cf. parmi d'autres: ATF 139 I 189 consid. 3.2; ATF 138 I 484 consid. 2.2), mais cette prérogative ne conférait pas pour autant à ceux-ci la faculté de prendre des conclusions qu'ils pouvaient formuler déjà dans leurs plaintes ( ATF 132 I 42 consid. 3.3.4 et les arrêts cités; JEANNERAT/MAHON, Le droit de répliquer en droit public et en procédure administrative en général, in: Le droit de réplique, 2013, p. 69 n° 62 et les citations).

BGE 142 III 234 S. 238

L'autorité précédente semble partir du principe que la modification des conclusions de la plainte relève, conformément à l' art. 20a al. 3 LP , de la législation cantonale (cf. pour les conclusions nouvelles en instance de recours: arrêt 5A_792/2013 du 10 février 2014 consid. 2.2 avec les références). Cette prémisse est fausse en l'occurrence: même fondée sur le droit de procédure cantonal, une augmentation des conclusions après l'expiration du délai pour porter plainte n'est pas admissible, sous peine d'éluder la nature péremptoire du délai prévu à l' art. 17 al. 2 LP (LORANDI, Betreibungsrechtliche Beschwerde und Nichtigkeit, 2000, n° 69 art. 20a LP et les citations; cf. sur l'interdiction des moyens nouveaux après l'échéance du délai de plainte: ATF 126 III 30 consid. 1b; ATF 114 III 5 consid. 3; arrêt 5A_237/2012 du 10 septembre 2012 consid. 2.2 et la doctrine citée). Partant, les conclusions tendant à faire "constater que la gérance légale n'est pas possible pour des immeubles exploités en résidence hôtelière" et à "annuler la décision du 7 avril 2014 de l'Office des poursuites visant à instaurer une gérance légale", que les intimés ont formulées dans leurs déterminations du 10 mars 2015, eussent dû être écartées.

En outre, selon la jurisprudence, le juge est lié par les conclusions qui lui sont soumises lorsque la partie a qualifié ou limité ses prétentions dans les conclusions elles-mêmes (arrêts 4A_709/2014 du 21 mai 2015 consid. 4.1; 4A_307/2011 du 16 décembre 2011 consid. 2.4, commenté par DROESE, in RSPC 8/2012 p. 296 ss). Ce principe s'applique aussi aux autorités de surveillance qui, sous réserve d'un cas de nullité non réalisé ici ( art. 22 al. 1 LP ), ne sauraient aller au-delà des conclusions des parties ( art. 20a al. 2 ch. 3 LP ; cf. LORANDI, ibid., n os 48 et 49 LP avec les citations; v. déjà: ATF 54 III 192 consid. 2). Or, il ressort de la décision entreprise ( art. 105 al. 1 LTF ; ATF 140 III 16 consid. 1.3.1) que, dans leurs plaintes, les intimés avaient conclu "à ce que la gérance légale soit confiée dès le 1 er août 2014 à E. SA" et que, dans l'intervalle, l'intimée n° 1 "devra organiser le transfert [à celle-ci] des informations en sa possession et, dès le 1 er mai 2014, verser les loyers à l'Office, après déduction de ses honoraires [...] et de charges locatives [...]". Il s'ensuit que, en prononçant que les poursuites en cause "ne peuvent donner lieu à une gérance légale", l'autorité précédente a statué ultra petita et, partant, violé le droit fédéral ( art. 95 let. a LTF ). (...)