Legislator Giurisprudenza & Legislazione
BGE 137 III 429 Generato dall'IA

Refusal to Stay Exequatur Proceedings Not Appealable under Old Lugano Convention.

Numero d'incarto BGE 137 III 429
Autorità giudiziaria
Giurisdizione Svizzera · Tribunale federale (TF / DTF) (CH)
Esito del giudizio Inammissibile (Inadmissible)

Sintesi Legislator

Generato dall'IA

In this case, a bank initiated legal action to collect a debt of over 11 million Swiss Francs from a company by issuing a payment order based on a French court's interim ruling. The company contested this payment order entirely. Subsequently, a Swiss court declared the French order enforceable and rejected the company's request to suspend the enforcement process while the case was on appeal in France. The company's appeal against this decision was deemed inadmissible by the Cantonal Court of Valais, leading the company to take the matter to the Swiss Federal Tribunal. The Federal Tribunal, however, declared the appeals inadmissible, confirming the lower court's rulings and denying any further suspension of proceedings related to the enforcement of the French judgment under the rules of the Lugano Convention.

Regesto Legislator

Ufficiale

Regeste Art. 81 Abs. 3 SchKG; Art. 30, 37 und 38 des Lugano-Übereinkommens in der bis am 31. Dezember 2010 in Kraft stehenden Fassung (aLugÜ); Zulässigkeit einer Beschwerde an das Bundesgericht gegen die Verweigerung der Sistierung des Exequaturverfahrens. Der Entscheid, mit welchem die Sistierung des Exequaturverfahrens nach Art. 38 aLugÜ im Rahmen des definitiven Rechtsöffnungsverfahrens verweigert wird, kann nicht mit Beschwerde beim Bundesgericht angefochten werden (E. 2).

Parole chiave

Generato dall'IA
sospensione del procedimento convenzione di Lugano impugnabilità di decisioni incidentali censure procedurali ricorso del personale esigibilità dell'esecuzione dell'allontanamento

Disposizioni normative citate

Generato dall'IA
Art. 81 Abs. 3 SchKG
Art. 81 Abs. 3 SchKG ; Art.
Art. 38 aLug
Der Entscheid, mit welchem die Sistierung des Exequaturverfahrens nach Art. 38 aLugÜ im Rahmen des definitiven Rechtsöffnungsverfahrens verweigert wird, kann nicht mit Beschwerde beim Bundesgericht angefochten werden (E.
Art. 66 EuGVO
2011, n° 4 ad art. 66 EuGVO).
Art. 37 aCL
Art. 44 aCL

Giurisprudenza citata

Generato dall'IA
Generato dall'IA

Ti chiedi come si applica questa sentenza alla tua fattispecie?

Analizza questa decisione insieme alla legislazione federale e cantonale, ai commentari e alla giurisprudenza successiva in Legislator AI.

Apri in Legislator →

Sentenze successive che citano questa decisione (7)

4A_559/2020 (2021-02-02)
«…re impugnate le decisioni rese sull' "opposizione" interposta al giudizio di primo grado che accorda l'esecuzione ( DTF 137 III 429 consid. 2). Tale giurisprudenza conserva la sua validità anche sotto l'egida della Convenzione di Lugano attualmente i…»
Jug.2017.325 (2019-12-09) · vd
Claimant v. Defendants (Racehorse Sale via Intermediary)
«…ntion, du 16 septembre 1988, entrée en vigueur en [...] et en Suisse le 1er janvier 1992, s’applique (RS 0.275.11 ; ATF 137 III 429). L’art. 2 al. 1 CL-88 consacre le principe du for du domicile du défendeur. En l’occurrence, la dema…»
23.2016.DCA (2016-06-20) · vd
Real Estate Company v. Former Director (Breach of Fiduciary Duty and Self-Dealing)
«…tion, du 16 septembre 1988, entrée en vigueur en France et en Suisse le 1er janvier 1992, s’applique (RS 0.275.11 ; ATF 137 III 429). Sur le plan international, la compétence des tribunaux lausannois est donnée au regard de l’art. 17…»
5A_59/2015 (2015-09-30)
«…gné que le refus de suspendre la procédure d'exequatur n'eût pas été susceptible d'un recours au Tribunal fédéral ( ATF 137 III 429 consid. 2.2; cf . à ce propos: Bucher, op . cit ., n° 2 ad art. 46 CL -2007, avec la jurisprudence citée). 5. Après a…»
5A_68/2013 (2013-07-26)
«…juillet 2012 consid. 1.1, non publié in ATF 138 III 520 ; 5A_49/2011 du 12 juillet 2011 consid. 1, non publié in ATF 137 III 429 ), lorsque, comme en l'espèce, la valeur litigieuse atteint 30'000 fr. ( art. 74 al. 1 let. b LTF ). Déposés en temps u…»
4A_501/2012 (2013-03-04)
«…consid. 2.2). È giusta anche l'osservazione dei giudici ticinesi riguardante il "fraintendimento" commesso nella DTF 137 III 429 consid. 2.1: la data determinante per l'applicazione dell' art. 63 cpv. 2 lett. a CLug è quella dell'introduzione del…»
5A_754/2011 (2012-07-02)
«…rde in Zivilsachen gemäss Art. 72 BGG (Urteil 5A_49/2011 vom 12. Juli 2011 E. 1.1 mit Hinweisen, nicht publ. in: BGE 137 III 429 ). Er betrifft eine vermögensrechtliche Angelegenheit, wobei die erforderliche Streitwertgrenze erreicht ist ( Art. 74…»

Testo completo

Urteilskopf

137 III 429

64. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour de droit civil dans la cause X. SA contre Banque Y. (recours en matière civile)

5A_49/2011 du 12 juillet 2011

Regeste

Art. 81 Abs. 3 SchKG ; Art. 30, 37 und 38 des Lugano-Übereinkommens in der bis am 31. Dezember 2010 in Kraft stehenden Fassung (aLugÜ); Zulässigkeit einer Beschwerde an das Bundesgericht gegen die Verweigerung der Sistierung des Exequaturverfahrens.

Der Entscheid, mit welchem die Sistierung des Exequaturverfahrens nach Art. 38 aLugÜ im Rahmen des definitiven Rechtsöffnungsverfahrens verweigert wird, kann nicht mit Beschwerde beim Bundesgericht angefochten werden (E. 2).

Sachverhalt ab Seite 429

BGE 137 III 429 S. 429

A. Le 13 juillet 2009, la Banque Y. a fait notifier à X. SA un commandement de payer la somme de 11'659'321 fr., avec intérêts à 10 % l'an dès le 19 mai 2009. Y. a invoqué, comme titre de la créance, une ordonnance de référé prise le 1 er juillet 2009 par le Président du Tribunal de Commerce de Paris dans la cause l'opposant à la poursuivie. Celle-ci a formé opposition totale au commandement de payer.

Statuant le 26 octobre 2009 sur la requête de mainlevée définitive formée par la poursuivante, le Juge suppléant des districts de Martigny et St-Maurice a notamment rejeté la requête de suspension

BGE 137 III 429 S. 430

présentée par X. SA, déclaré exécutoire l'ordonnance de référé du 1 er juillet 2009 et levé définitivement l'opposition.

B. L'appel que la poursuivie a interjeté contre cette décision a été déclaré irrecevable le 8 janvier 2010 par la Juge de la II e Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Valais.

Le 4 juin 2010, la II e Cour de droit civil du Tribunal fédéral a admis le recours de la poursuivie et renvoyé la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants (arrêt 5A_114/2010).

C. Le 20 décembre 2010, le Juge unique de l'Autorité de cassation du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté la requête de X. SA tendant à ce qu'il soit sursis à statuer sur la requête d'exequatur, ainsi que l'appel.

D. X. SA a interjeté un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire contre le jugement cantonal le 20 janvier 2011.

Le Tribunal fédéral a déclaré les recours irrecevables.

(résumé)

Erwägungen

Extrait des considérants:

2. Dans un premier grief, la recourante critique la décision du juge précédent de ne pas avoir sursis à statuer sur la procédure d'exequatur en raison du recours introduit contre l'arrêt rendu par la Cour d'appel de Paris.

2.1 Les dispositions relatives à l'exequatur de la Convention de Lugano révisée ne sont en principe applicables qu'aux requêtes en reconnaissance ou en exécution d'une décision ou d'un acte authentique introduites dans l'Etat requis postérieurement à leur entrée en vigueur, à savoir le 1 er janvier 2011 ( art. 63 par. 1 CL ; RS 0.275.12). Cette Convention est en outre applicable aux requêtes d'exequatur introduites avant le 1 er janvier 2011, mais dont la décision a été rendue après son entrée en vigueur ( art. 63 par. 2 CL ; KROPHOLLER/VON HEIN, Europäisches Zivilprozessrecht, 9 e éd. 2011, n° 4 ad art. 66 EuGVO).

En l'espèce, la requête d'exequatur de l'ordonnance française a été présentée au juge suisse sous l'empire de la Convention de Lugano dans sa teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010. L'arrêt attaqué a été expédié aux parties le 20 décembre 2010, de sorte que le

BGE 137 III 429 S. 431

présent recours doit être examiné à la lumière des dispositions de l'ancienne teneur de la Convention de Lugano (ci-après: aCL).

2.2 En vertu de l'art. 38 par. 1 aCL, la juridiction saisie du recours contre une décision d'exequatur peut, à la requête de la partie qui l'a formé, surseoir à statuer si la décision étrangère fait, dans l'État d'origine, l'objet d'un recours ordinaire. Selon la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes, dont il y a lieu de tenir compte pour interpréter la Convention de Lugano ( ATF 131 III 227 consid. 3.1 p. 230), les art. 37 par. 2 et 38 par. 1 de la Convention parallèle concernant la compétence judiciaire et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale du 27 septembre 1968 (Convention de Bruxelles; JO L 299 du 31 décembre 1972 p. 32) doivent être interprétés en ce sens qu'une décision par laquelle la juridiction d'un État contractant, saisie d'un recours contre l'autorisation d'exécuter une décision judiciaire exécutoire rendue dans un autre État contractant, refuse de surseoir à statuer, ne constitue pas une "décision rendue sur recours" au sens de l'art. 37 aCL et ne peut, dès lors, pas faire l'objet du recours prévu par cette disposition (arrêt de la CJCE du 11 août 1995 C-432/93 Société d'informatique service réalisation organisation contre Ampersand Software BV , Rec. 1995 I-2269; HÉLÈNE GAUDEMET-TALLON, Compétence et exécution des jugements en Europe, 3 e éd. 2002, n° 461 p. 380; GEIMER/SCHÜTZE, Europäisches Zivilverfahrensrecht, 3 e éd. 2010, n os 3 s. ad art. 44 aCL). Ainsi, les art. 37 et 38 aCL, interprétés à la lumière de la jurisprudence de la Cour de justice des Communautés européennes, s'opposent à l'ouverture d'un recours devant le Tribunal fédéral contre une décision refusant la suspension de la procédure d'exequatur. Faute de voie de recours ouverte au Tribunal fédéral, ce grief est irrecevable.