Legislator Giurisprudenza & Legislazione
BGE 126 III 278 Generato dall'IA

Insured v. Insurer (Contractual Forfeiture Period for Theft Insurance)

Numero d'incarto BGE 126 III 278
Autorità giudiziaria
Giurisdizione Svizzera · Tribunale federale (TF / DTF) (CH)
Esito del giudizio Respinto (Dismissed)

Sintesi Legislator

Generato dall'IA

In this case, an individual, who owned valuable carpets stored in a secure location, entered into an insurance contract with an insurance company to cover losses including those from fire or theft through burglary. The contract specified that claims against the insurer would expire if not pursued within two years of the loss event. A theft occurred between June 15, 1992, and October 8, 1993, which was discovered on October 8, 1993, and reported to the insurer on October 12, 1993. The insurer denied the claim, arguing the theft did not involve burglary and that the carpets were not in a fully secured location. The individual filed a lawsuit on October 5, 1995, seeking compensation, but the insurer contended that the claim was time-barred. The first court ruled in favor of the individual, but the decision was overturned on appeal, leading to a rejection of the claim on the grounds that it was indeed time-barred according to the contractual and legal limitation periods.

Regesto Legislator

Ufficiale

Regeste Art. 46 Abs. 1 VVG; Beginn der Verjährung der Ansprüche des Versicherten bei Diebstahl. Bei der Diebstahlversicherung beginnt die Verjährung gemäss Art. 46 Abs. 1 VVG ab dem Schadenereignis und nicht ab dessen Kenntnis zu laufen.

Parole chiave

Generato dall'IA
assicurazione contro il furto termine di perenzione responsabilità della persona assicurata clausola contrattuale termini contratto di assicurazione

Disposizioni normative citate

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Giurisprudenza citata

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ATF 61 II 197
ATF 100 II 42
Heirs' Death Benefit Claim Upheld Over Prior Disability Settlement and Statute of Limitations Ruling
ATF 118 II 447
Swiss Supreme Court Confirms Prescription of Disability Claim Based on Acquiring Permanency of Disability
ATF 119 II 468
Insurance Limitation Period for Legal Protection Costs
ATF 75 II 227
1 LCA commence à courir avec la survenance de l'incendie ( ATF 75 II 227 consid.
ATF 68 II 106
455 et les références; ATF 68 II 106 ); d'autre part, l'interprétation traditionnelle, selon laquelle la prescription commence à courir dès la survenance du sinistre, n'empêche pas l'assuré diligent d'éviter que sa créance se prescrive avant qu'il en ait connaissance.
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Questioni giuridiche chiave estratte da Legislator

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Art. 46 Abs. 1 VVG

This article, concerning the statute of limitations, was applied to determine the starting point for the statute of limitations regarding the insured's claims in the event of theft.

Art. 46 al. 2 LCA

Used to confirm the validity of the contractual clause regarding the extinctive period (péremption) because its starting point coincided with the statutory limitation period under Art. 46 para. 1 LCA.

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Sentenze successive che citano questa decisione (60)

A/3464/2020 (2025-03-25) · ge
Insurer v. Clinic: Restitution Claim Based on Accreditation Status
«…lai de péremption n'est pas respecté (arrêt du Tribunal fédéral 5C.215/1999 du 9 mars 2000 consid. 6, non publié in ATF 126 III 278). 9.2 9.2.1 On peut en l'espèce constater, au vu de son courriel du 5 août 2020 adressé à la FMH, que la demanderesse s…»
4A_22/2022 (2023-02-21)
«…ation de l'assureur correspond à la réalisation du risque, à savoir l'apparition du besoin d'assistance juridique ( ATF 126 III 278 consid. 7a; 119 II 468 consid. 2c; arrêt 4A_609/2010 du 7 février 2011 consid. 1.2.1). Le point de départ ( dies a q…»
BGE 149 III 242
«…ation de l'assureur correspond à la réalisation du risque, à savoir l'apparition du besoin d'assistance juridique ( ATF 126 III 278 consid. 7a; ATF 119 II 468 consid. 2c; arrêt 4A_609/2010 du 7 février 2011 consid. 1.2.1). Le point de départ ( dies…»
A/2448/2018 (2022-12-21) · ge
Insurers v. Nurse Regarding Cost-Effectiveness of 2016-2019 Billing Practices
«…/1999](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=5C.215/1999) du 9 mars 2000 consid. 6, non publié in ATF [126 III 278](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=126%20III%20278)). Selon le Tribunal fédéral, il n'est pas arb…»
4A_333/2021 (2022-02-08)
«…). En matière d'assurance contre le vol, le délai de prescription commence à courir dès la survenance du sinistre ( ATF 126 III 278 consid. 7b i.f. p. 281). Il peut être interrompu aux conditions de l' art. 135 CO (applicable par renvoi de l' art.…»
C/23454/2010 (2021-05-04) · ge
Heirs' Appeal of Dismissed Stolen Art Collection Insurance Claim Barred by Prescription
«…La prescription de l'art. 46 al. 1 LCA en matière d'assurance vol commence à courir dès la survenance du sinistre (ATF [126 III 278](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=126%20III%20278) consid. 7). **3.1.1** Faute de disposition pa…»
4A_196/2019 (2019-07-10)
«…e Urteile 4A_200/2008 vom 18. August 2008 E. 2.3.2; 5C.215/1999 vom 9. März 2000 lit. A und E. 4b, nicht publ. in: BGE 126 III 278 ). Die gemäss Feststellung der Vorinstanz von der Beschwerdegegnerin eingereichten AVB anderer Versicherungen bestätige…»
HC.2017.537 (2017-07-24) · vd
Insurance Indemnity Prescription Period for Installment Defaults
«…as l'accident comme tel, mais la survenance de l'invalidité qui donne lieu à l'obligation de payer des prestations (ATF 126 III 278 consid. 7a; ATF 118 II 447 consid. 2b). Il y a donc lieu d'analyser le contrat d'assurance et de déterminer quel est le…»
A/1885/2016 (2016-12-19) · ge
Insured vs. Insurer: Prescription of Sickness Daily Allowance Benefits
«…ent comme tel, mais la survenance de l'invalidité qui donne lieu à l'obligation de payer des prestations (ATF 126 III 278 consid. 7a; 118 II 447 consid. 2b). Seule une prétention qui a déjà pris naissance peut être atteinte par la presc…»
HG150167 (2016-10-11) · zh
Insurance Policy Limitation Period and Forfeiture Dispute
«…bei Sachversicherungen der Eintritt des versicherten Risikos, unabhängig von der Kenntnis des Versicherungsnehmers (BGE 126 III 278; BSK Nachführungsband VVG-GRABER, Art. 46 ad N 6-18 Ziff. 2 mit Hinweisen). Für den Beginn der Verjährungsfrist genügt…»
A/844/2015 (2016-03-02) · ge
Insurance Disability Claim Prescription Period Dispute
«…ent comme tel, mais la survenance de l'invalidité qui donne lieu à l'obligation de payer des prestations (ATF 126 III 278 consid. 7a; 118 II 447 consid. 2b p. 454). Seule une prétention qui a déjà pris naissance peut être atteinte par l…»
HC.2015.884 (2015-09-02) · vd
Insurance Coverage Limit Dispute: Contractual Disputes and Declaratory Relief
«…tion du risque correspond à l’apparition du besoin d’assistance, qui définit le point de départ de la prescription (ATF 126 III 278 c. 7a ; ATF 119 II 468 c. 2c). La jurisprudence précitée dont se prévaut l’appelant ne permet pas de…»
HG130021 (2015-08-26) · zh
Insurance Policyholder v. Insurer Regarding Defense Costs for Subsidiary's Audit Liabilities
«…erten zu Schadenersatz die Tatsache, welche die Leistungspflicht begründet (BGE 127 III 268 E. 2b; BGE 126 III 278 E. 7a; BGE 119 II 468 E. 2b). Dem ist ei- ne gerichtliche oder aussergerichtliche Vereinbarung über die Haftpflichtansp…»
36.2014.80 (2015-05-26) · ti
Insured's Accident Claim Barred by Prescription and Pre-Existing Conditions
«…as l'accident comme tel, mais la survenance de l'invalidité qui donne lieu à l'obligation de payer des prestations (ATF 126 III 278 consid. 7a; ATF 118 II 447 consid. 2b p. 454). Seule une prétention qui a déjà pris naissance peut être atteinte par la…»
HC.2015.573 (2015-04-29) · vd
Disability Insurance Benefits Appeal: Prescription and Quantum of Damages Upheld
«…as l'accident comme tel, mais la survenance de l'invalidité qui donne lieu à l'obligation de payer des prestations (ATF 126 III 278 c. 7a; ATF 118 II 447 c. 2b). Il y a donc lieu d'analyser le contrat d'assurance et de déterminer quel est le sinistre…»

Testo completo

Urteilskopf

126 III 278

47. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour civile du 9 mars 2000 dans la cause X. contre Y. Assurances Générales (recours en réforme)

Regeste

Art. 46 Abs. 1 VVG ; Beginn der Verjährung der Ansprüche des Versicherten bei Diebstahl.

Bei der Diebstahlversicherung beginnt die Verjährung gemäss Art. 46 Abs. 1 VVG ab dem Schadenereignis und nicht ab dessen Kenntnis zu laufen.

Sachverhalt ab Seite 278

BGE 126 III 278 S. 278

Le 15 décembre 1978, X. a conclu avec Y. Assurances Générales un contrat d'assurance portant sur des tapis dont il était propriétaire et qui étaient entreposés au Port-Franc de Genève. Aux termes de ce contrat, l'assureur répondait notamment de la perte et du dommage résultant du feu ou du vol par effraction. Les conditions générales annexées au contrat excluaient l'application de l'art. 46 de la loi fédérale sur le contrat d'assurance (LCA; RS 221.229.1) et prévoyaient que les droits contre l'assureur s'éteindraient si on ne les faisait pas valoir en justice dans les deux ans dès la survenance du sinistre.

Le 8 octobre 1993, la police a procédé à un constat de vol des tapis en question, vol vraisemblablement commis entre le 15 juin 1992 et le 8 octobre 1993. Le sinistre a été annoncé le 12 octobre 1993 à l'assureur, mais ce dernier a refusé d'entrer en matière sur la demande

BGE 126 III 278 S. 279

d'indemnisation de son assuré, motif pris que le dommage ne résultait pas d'un vol avec effraction et que les tapis n'étaient plus entreposés dans un local hermétiquement fermé.

Par assignation déposée le 5 octobre 1995 devant le Tribunal de première instance de Genève, X. a réclamé à l'assureur l'indemnisation de son dommage. L'assureur s'y est opposé en faisant valoir principalement que l'action était périmée. Le tribunal ayant néanmoins fait droit à la demande d'indemnisation, l'assureur a fait appel auprès de la Cour de justice du canton de Genève qui, par arrêt du 18 juin 1999, a annulé le jugement de première instance et débouté X. de toutes ses conclusions au motif que son action était périmée.

Saisi d'un recours en réforme de l'assuré, le Tribunal fédéral l'a rejeté dans la mesure où il était recevable et a confirmé l'arrêt attaqué.

Erwägungen

Extrait des considérants:

7. Le recourant soutient enfin que la cour de justice a violé l' art. 46 al. 1 LCA en retenant comme début du délai le jour de la survenance du sinistre. Selon lui, le délai légal en cause ne commence à courir qu'au moment où l'assuré a ou devait avoir connaissance du vol.

a) Le Tribunal fédéral ne s'est jamais prononcé sur le dies a quo de la prescription des prétentions de l'assuré dans l'assurance vol. Il n'a donc jamais déterminé si le "fait d'où naît l'obligation" de l'assureur de fournir la prestation promise est la seule survenance du vol ou s'il faut en plus, comme le soutient le recourant, que l'assuré ait connaissance du cas de sinistre.

Dans certains domaines, le Tribunal fédéral a retenu que la prescription de l' art. 46 al. 1 LCA ne commençait pas à courir dès la survenance du sinistre, mais ultérieurement. Ainsi, dans l'assurance responsabilité civile, le "fait d'où naît l'obligation" n'est pas l'événement dommageable, mais la condamnation définitive et exécutoire de l'assuré à verser une indemnité au lésé, ce afin que les prétentions contre l'assureur ne se prescrivent pas pendant la durée du procès entre l'assuré et le lésé ( ATF 61 II 197 ). Dans l'assurance accidents, la prescription relative aux prestations dues en cas de décès ne commence à courir qu'à partir du décès de l'assuré ( ATF 100 II 42 consid. 2) et la prescription des prestations dues en cas d'invalidité ne débute que dès la survenance de celle-ci ( ATF 118 II 447 consid. 2b p. 454 s.). Dans ces deux arrêts, la cour a précisé que si le "fait d'où naît l'obligation" était l'accident et que le décès, respectivement

BGE 126 III 278 S. 280

l'invalidité, survînt plus de deux ans après celui-ci, l'action serait prescrite avant d'être née, ce qui serait inadmissible. En matière d'assurance de protection juridique, en revanche, le "fait d'où naît l'obligation" est la réalisation du risque, qui correspond à l'apparition du besoin d'assistance, ce point de départ de la prescription n'exposant pas l'assuré aux inconvénients relevés dans les arrêts cités ci-dessus (ATF ATF 119 II 468 consid. 2c p. 470). Il en va de même dans l'assurance incendie: le délai de prescription de l' art. 46 al. 1 LCA commence à courir avec la survenance de l'incendie ( ATF 75 II 227 consid. 2).

Dans l'ensemble, cette jurisprudence montre que le "fait d'où naît l'obligation" ne se confond pas avec la survenance du sinistre lorsque cet événement ne donne pas à lui seul droit à la prestation de l'assureur, celle-ci n'étant due que si le sinistre engendre un autre fait précis, à savoir: dans l'assurance accident, le décès ou l'invalidité; dans l'assurance responsabilité civile, la détermination de la dette de l'assuré envers le lésé. Tel n'est pas le cas en matière d'assurance vol: l'obligation de l'assureur naît au moment de la survenance du sinistre, le vol. La jurisprudence ne permet pas de conclure que, dans cette assurance, la prescription ne commencerait à courir que dès le moment où l'assuré a connaissance du cas de sinistre.

b) On admet en doctrine que le début de la prescription prévue par l' art. 46 al. 1 LCA ne dépend pas de la connaissance du "fait d'où naît l'obligation", soit du sinistre, par l'ayant droit (HANS ROELLI, Kommentar zum Schweizerischen Bundesgesetz über den Versicherungsvertrag, vol. 1, 1914, n. 3b ad art. 46; MAX KELLER/KARL TÄNNLER, Kommentar zum schweizerischen Bundesgesetz über den Versicherungsvertrag, Vol. I, p. 668 s.). SPIRO défend ce point de vue en matière d'assurance contre les dommages (KARL SPIRO, Zur Verjährung des Ersatzanspruchs aus Schadensversicherung, in: Mélanges Pierre Engel, Lausanne 1989, p. 371 ss., spéc. 374 s.; cf. aussi ALFRED MAURER, Schweizerisches Privatversicherungsrecht, 3e éd., p. 292, qui ne prend pas position). SUTER soutient, en matière d'assurance vol, l'avis de ROELLI, KELLER et SPIRO (HANS RUDOLF SUTER, Allgemeine Bedingungen der Diebstahl-Versicherung, Berne 1978, p. 203 s.).

Il y a toutefois des avis divergents. Ainsi THALMANN, s'il préconise, en matière d'assurance contre le vol avec effraction, que la prescription commence à courir le jour de l'effraction, qui peut être facilement constatée en général, estime déterminante, en cas de doute, la date à laquelle l'effraction a été découverte; de même en matière

BGE 126 III 278 S. 281

de vol simple, le dies a quo est le jour du vol et, en cas de doute, la date de la découverte de celui-ci (ERNST A. THALMANN, Die Verjährung im Privatversicherungsrecht, thèse Zurich 1940, p. 160). Selon PÉTERMANN, le "fait d'où naît l'obligation" ne peut être considéré comme réalisé avant que l'ayant droit n'ait connu ou tout au moins dû connaître non seulement le sinistre, mais encore ses effets, soit l'étendue approximative du dommage qui en est résulté (P. PÉTERMANN, La prescription des actions, in: RSA 1959/60, p. 299, 353, 395, spéc. p. 305 ss., 353, 396). Concernant l'assurance choses, MEUWLY estime que la prescription biennale de l' art. 46 al. 1 LCA commence à courir au moment où l'assuré a effectivement connaissance ou aurait pu ou dû avoir connaissance de sa qualité d'ayant droit, de l'existence du sinistre particulier ainsi que de l'importance - même sommaire - de son dommage (JEAN BENOÎT MEUWLY, La durée de la couverture d'assurance privée, Fribourg 1994, p. 344, 440).

Ces derniers auteurs, comme le recourant, interprètent la notion de "fait d'où naît l'obligation" de manière à éviter que le droit au dédommagement de l'assuré envers l'assureur puisse se prescrire avant que le vol n'ait été découvert ou connu de l'assuré. On relève toutefois, d'une part, qu'une telle interprétation est contraire à la volonté du législateur selon laquelle le délai de prescription ne devait commencer à courir ni avec l'échéance de la prestation de l'assureur selon l' art. 41 LCA , ni avec l'échéance selon les principes du CO, ni avec la connaissance des faits décisifs pour la naissance de la prétention, mais à un moment plus précis (cf. ATF 118 II 447 consid. 2b p. 455 et les références; ATF 68 II 106 ); d'autre part, l'interprétation traditionnelle, selon laquelle la prescription commence à courir dès la survenance du sinistre, n'empêche pas l'assuré diligent d'éviter que sa créance se prescrive avant qu'il en ait connaissance. Il suffit en effet qu'il contrôle ou fasse contrôler régulièrement l'état des biens assurés, ce qui lui permet de constater un éventuel vol avant que son droit à l'indemnité découlant du contrat d'assurance vol ne soit prescrit ou périmé. Ainsi, il y a lieu de retenir qu'il incombe à l'assuré ou à l'ayant droit de vérifier régulièrement l'état des objets assurés afin de découvrir un éventuel vol. S'il néglige cette incombance, il s'expose à la prescription ou péremption de ses droits découlant du contrat d'assurance.

En conclusion, il y a lieu de retenir que la prescription de l' art. 46 al. 1 LCA en matière d'assurance vol commence à courir dès la survenance du sinistre.

BGE 126 III 278 S. 282

c) En l'espèce, la clause de péremption stipulée prévoit que les droits contre l'assureur s'éteignent si on ne les fait pas valoir en justice dans les deux ans qui suivent la survenance du sinistre. Cette clause indique sans équivoque que le dies a quo de la péremption se situe au moment du vol. Le délai de péremption contractuel et le délai de prescription légal commençant à courir simultanément, la clause de péremption contractuelle est valable au regard de l' art. 46 al. 2 LCA . La cour de justice n'a dès lors pas violé le droit fédéral en appliquant cette clause et en jugeant que l'action du recourant était périmée.